Les députés et sénateurs refuse aux consommateurs le droit de rejeter le compteur

Linky : Après l’Assemblée, le Sénat refuse aux consommateurs le droit de rejeter le compteur (Capital du 22 mars 2018)

Comme le souligne justement la sénatrice qui a porté l’amendement (Florence Lassarade), elle s’est basée sur « …. le Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui émane de l’Union européenne et entre en vigueur le 25 mai prochain, consacre le consentement des personnes au traitement de leurs données personnelles… ». Cet argument a été rejeté pour une raison purement technique et pas sur le fond (l’amendement a été considéré comme étant un « cavalier législatif »)

En résumé, les citoyens se voient imposer par les personnes qu’ils ont élus, d’un dispositif dont ils ne veulent pas , bonjour la démocratie !

Le lobby d’ENEDIS est passé par là entre-temps, il sera interessant de voir la liste des élu.e.s qui ont rejeté l’amendement proposé, et de les contacter pour leur signifier notre désaccord sur cette atteinte à la démocratie.

Journée nationale anti-Linky – samedi 5 mai 2018

Source :

refus linky gazpar – linky journee 5 mai 2018

Dénonciation des incendies, surfacturations, incidents divers, espionnage de la vie privée, et des exactions commises sur la population par les installateurs

Reconnaissance par l’ANSES de la réalité des souffrances causées par les ondes électromagnétiques

L’affaire Facebook et l’affaire Directe énergie montrent que les belles promesses concernant les données personnelles ne valent rien, or Linky et Gazpar sont des compteurs espions

Les Collectif d’opposition aux compteurs communicants Linky, Gazpar et cie ont décidé d’une journée nationale d’actions le samedi 5 mai 2018. Dans toute la France, des initiatives auront lieu pour le refus des compteurs communicants : chaines humaines, rassemblements devant les préfectures, devant les agences Enedis, etc

Le nombre de communes (plus de 550 à ce jour) et de particuliers qui refusent les compteurs communicants est en augmentation continuelle malgré les pressions et menaces opérées respectivement par les Préfets et par Enedis, mais aussi malgré la campagne de dénigrement qui tente de faire passer pour des « complotistes », des rétrogrades ou des ignorants les innombrables citoyens qui refusent ces compteurs.

Or le rejet de ces compteurs, abusivement présentés comme « intelligents », est au contraire parfaitement rationnel et étayé, et malheureusement conforté par une actualité parfois dramatique :

Mise en danger des citoyens par les incendies des compteurs Linky

Les incendies de compteurs Linky se multiplient et ont assurément déjà causés plusieurs morts malgré les dénégations d’Enedis, et il est inévitable que d’autres drames se produisent. Au bout de combien de morts les autorités françaises réagiront-elles ?

Données personnelles : grave mise en cause des libertés par les Linky et cie

Non seulement il est avéré que le Linky est « l’indic idéal », véritable Big brother installé à domicile, mais l’actualité (affaire Facebook) montre bien, si cela était encore nécessaire, que les belles assurances avancées par Enedis, Grdf et la CNIL concernant nos données personnelles ne valent rien.

Le programme Linky est avant tout, voire uniquement, un programme de Big data comme le reconnait le propre président d’Enedis.

Mensonges et exactions des installateurs à l’encontre de la population

Les sociétés privées mandatées par Enedis pour tenter d’imposer par tous les moyens à la population les compteurs communicants s’autorisent des comportements totalement inadmissibles : exactions, menaces, intimidations et mensonges, comme : « Si vous refusez le Linky, on va vous couper l’électricité », « vous allez être poursuivi en justice », « vous devrez payer le compteur », « vous devrez payer une somme mensuelle » : il s’agit de mensonges car, à ce jour, il n’existe aucune mesure de rétorsion légale à l’encontre des gens qui gardent leur compteur ordinaire.

Surfacturations et obligation de prendre un abonnement plus cher

Alors que la communication pro-Linky fait miroiter à la population de prétendues économies d’énergie qui seraient à la fois vertueuses pour l’environnement et pour le pouvoir d’achat, c’est en réalité le contraire qui se produit : de nombreux habitants dotés d’un Linky voient leurs factures démultipliées et beaucoup d’autres, dont les installations disjonctent continuellement, sont obligés de prendre un abonnement plus cher.

Dysfonctionnements et dégâts divers

Outre les incendies déjà évoqués, les compteurs communicants causent le dysfonctionnement de nombreux appareils qui sont parfois détruits ou dont le contenu (congélateurs) est bon à jeter, et ce sont les usagers victimes qui paient la note !

Ondes électromagnétiques : le pire est à venir avec l’ERL

L’ANSES vient enfin de reconnaître la réalité des souffrances des personnes EHS (électro hyper sensibles), tout en avouant son incapacité à les expliquer. La moindre des choses, au moins dans l’attente de progrès dans les études, est de ne pas augmenter l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Or, non seulement le fonctionnement du Linky en CPL (courant porteur en ligne) est controversé, mais le pire est prévu avec l’installation dans le Linky d’un émetteur Wi-Fi (plus exactement zigbee, un protocole équivalent au wi-fi), l’ERL (émetteur radio Linky), qui va inonder d’ondes électromagnétiques le logement de l’usager.

Attention aux revendications d’ « amélioration » du programme Linky

Par naïveté ou au contraire pour tenter de diviser ou déconsidérer le mouvement d’opposition aux compteurs communicants, certaines voix s’élèvent pour demander l’ « amélioration » du programme Linky par un meilleur accès des usagers aux données sur leur consommation.

Or, il faut savoir que :

– ce n’est pas en consultant de jolies courbes de consommation que l’on fait des économies mais par des actions efficaces en termes de comportement ou de travaux

– la prétendue « amélioration » dont il est question est la mise en service chez l’usager d’un « écran déporté » qui permettrait de consulter l’évolution de la consommation. Or c’est précisément avec l’ERL que ce système peut être mis en service.

– de fait, qu’il s’agisse de certains parlementaires, du prétendu « médiateur de l’énergie », ou par exemple de la direction de l’UFC-QueChoisir (cf ci-dessous), les demandes d’amélioration du Linky sont en réalité, sans jamais le dire, des demandes d’installation des ERL et donc d’exposition massive de la population aux ondes électromagnétiques !

Trahison des usagers par la direction de l’UFC-QueChoisir

Il a été montré que la direction de l’organisation UFC-QueChoisir, qui ne conteste que le mode de financement du programme Linky, est en réalité en affaire avec l’industriel Enedis et trahit les usagers en leur faisant croire qu’ils ne peuvent refuser le compteur Linky.

Qui plus est, comme expliqué ci-dessus, la direction de l’organisation UFC-QueChoisir demande la mise en service des ERL… tout en prétendant que le Linky ne pose aucun problème d’ondes électromagnétiques : quel cynisme !

Conclusion

Considérant que les « vertus » annoncées des compteurs communicants sont en réalité inexistantes, alors qu’au contraire les problèmes généres sont hélas bien réels, nombreux et parfois dramatiques, la seule solution de bon sens est de stopper immédiatement les programmes Linky et Gazpar et de réhabiliter les compteurs ordinaires qui ont rendu de fiers services depuis des décennies, installés par le (vrai) service public, pour la population et pour l’intérêt général et non pour le business des sociétés privées comme c’est le cas avec linky, Gazpar et cie.
C’est cette revendication qui sera portée la samedi 5 jmai partout en France.

Compteurs Linky : Direct Energie mise en demeure par la Cnil

source : la tribune – article du 27/03/2018

La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a mis en demeure, ce mardi, le fournisseur d’électricité Direct Energie de revoir ses demandes de consentement pour la collecte de données de consommation via le compteur électrique Linky.

Direct Energie n’a pas suffisamment informé ses clients sur les données qu’elle collectait toutes les demi-heures, via leur compteur Linky. C’est le constat qu’a énoncé ce mardi la Cnil, l’autorité chargée de protéger la vie privée dans les traitements informatiques. Des contrôles ont, en effet, révélé que le consentement demandé aux clients n’était pas « libre, éclairé et spécifique », conformément à l’article 7 de la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978.

Direct Energie est ainsi mise en demeure par la Cnil, cette dernière estimant que la société « ne dispose d’aucune base légale pour procéder à la collecte des données issues du compteur communicant Linky et relatives aux consommations au pas de trente minutes et quotidiennes d’électricité de ses clients.« 

Une « impression erronée » du client

Concrètement, dans son délibéré, la Cnil reproche à Direct Energie de demander simultanément à ses clients leur consentement sur deux points : la mise en service de Linky et la collecte des données de consommation horaires. Or, la mise en service de Linky n’est pas, en réalité, du ressort de Direct Energie, mais du gestionnaire du réseau de distribution Enedis.

Le client « a donc l’impression, erronée, qu’il choisit d’activer le compteur, alors qu’il ne consent en réalité qu’à la collecte de ses données de consommation« .

De plus, Direct Energie affirme que cette collecte doit permettre une facturation au plus juste, alors que la société ne propose pas en réalité d’offre basée sur la consommation horaire, relève l’autorité administrative.

Direct Energie réfute l’absence de consentement

Du côté de chez Direct Energie, on conteste l’absence de consentement des clients pour accéder aux données issues du compteur Linky, en précisant que « les données de consommation récupérées (…) sont strictement utilisées dans l’intérêt du client » afin de lui permettre, en autre, de gérer et d’optimiser sa consommation d’énergie.

« Tous les clients de l’entreprise pour lesquels l’installation du compteur Linky a lieu reçoivent plusieurs emails et courriers d’information dont un spécifiquement dédié à la demande d’enregistrement de sa consommation par courbe de charge.« 

Dans un communiqué, le groupe annonce aussi le lancement de l’offre Heures Super Creuses qui nécessite, selon elle, « une mesure fine de la consommation ».

C’est quoi la suite ?

L’entreprise dispose d’un délai de trois mois pour se mettre en conformité avec la loi, précise la Cnil, tout en rappelant que cette mise en demeure « n’est pas une sanction » et « qu’aucune suite ne sera donnée à cette procédure si la société se conforme à la loi dans le délai imparti ». Le cas échéant, elle encourt jusqu’à 3 millions d’euros d’amende.

Pour rappel, environ 35 millions de compteurs Linky doivent à terme équiper les foyers français.

Particuliers et communes, nous pouvons refuser !

Refus des compteurs Linky
attention aux mensonges et menaces
d’Enedis !


– Non, vous n’allez pas payer le compteur, ni une somme mensuelle, ni une amende, ni avoir l’électricité coupée, etc

– Harcèlement téléphonique ou physique : défendez-vous !

Dans la France entière, les citoyens sont de plus en plus nombreux à refuser les compteurs communicants, à commencer par le fameux Linky (compteur d’électricité). En particulier, plus de la moitié des compteurs d’électricité du pays sont situés dans les logements et beaucoup de gens savent désormais qu’ils sont alors en position de force : même si vous n’êtes que locataire, la Loi vous protège, vous pouvez refuser l’accès de votre logement aux installateurs.

Face à cette situation qui leur échappe, les dirigeants de l’industriel Enedis (ex-ErDF, ex- service public) et ses sous-traitants (payés au nombre de compteurs posés) diffusent des rumeurs, y compris par courrier officiel, pour tenter d’intimider les citoyens et les pousser à ouvrir d’eux-mêmes leur porte.
Voici quelques exemples de ces mensonges et menaces :

« Si vous refusez le compteur Linky, vous allez payer une amende » : FAUX

Les industriels avaient effectivement fait pression pour intégrer dans la Loi de transition énergétique une amende de 1500 euros en cas de refus du Linky mais, de toute évidence de peur de se mettre leurs électeurs à dos, les parlementaires n’ont pas voté cette disposition.

« Si vous refusez le compteur Linky aujourd’hui alors qu’il n’est pas facturé, on vous l’imposera plus tard et vous devrez alors le payer » : FAUX

La facturation d’un compteur d’électricité à un particulier est tout simplement impossible car les compteurs (mais aussi la gestion et l’entretien des lignes électriques et autres installations de distribution) sont payés par une partie de nos factures d’électricité (environ 40% du montant), le TURPE : Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité. Cet argent n’appartient pas à Enedis, c’est celui des citoyens, lesquels ne peuvent être contraints de payer quelque chose qui est déjà payé par leurs factures.

« Si vous refusez le compteur Linky, vous devrez payer une somme mensuelle » : FAUX

Dans un récent courrier, Enedis se permet même d’annoncer « une facturation dont les modalités précises (prix notamment) sont en cours de définition par les autorités publiques. ».
Par ailleurs, la Commission de régulation de l’énergie évoque dans un de ses rapports une somme de 19 euros mensuels. Mais aucune disposition de ce genre n’a été votée, il ne s’agit à nouveau que de rumeurs destinées à effrayer les citoyens. Et même si un futur gouvernement voulait mettre une telle mesure en oeuvre, il lui faudrait faire adopter une loi qui ne manquerait pas d’être immédiatement attaquée en justice : pour introduire une différence de traitement entre les usagers, encore faudrait-il pouvoir prouver qu’un usager doté d’un compteur ordinaire coûte plus cher qu’un usager « linkysé »… alors que c’est probablement l’inverse qui est vrai ! De toute façon, plus nous seront nombreux à refuser le compteur malfaisant Linky, moins Enedis et les politiciens pourront mettre en place des mesures de rétorsion.

« Si vous refusez le compteur Linky, nous allons vous couper l’électricité » : FAUX

Les acquis sociaux sont peu à peu remis en cause mais, à ce jour, il reste heureusement encore extrêmement complexe en France de couper l’électricité à des habitants. C’est encore plus improbable, et illégal, si c’est sous forme de rétorsion. Attention cependant : pour intimider les citoyens, il arrive que les installateurs de Linky tentent de bidouiller votre système électrique pour vous couper l’électricité, ou vous menacent de le faire. Si jamais cela vous arrivait, déposez immédiatement une plainte (au bureau de police ou à la gendarmerie le plus proche), avertissez les médias locaux : nous ne sommes pas encore en dictature et les milices d’Enedis ne peuvent tout se permettre ! Exigez aussi l’intervention de votre maire : même s’il n’a pas le courage de s’opposer au déploiement des compteurs Linky, il se doit de protéger ses administrés.

« Si vous avez des panneaux photovoltaïques, vous êtes obligé de prendre le Linky » (ou, variante, « un décret est en préparation pour vous y obliger ») : FAUX

Vos contrats avec EDF ou un autre fournisseur sont en cours, en bonne et due forme, sans qu’ils n’évoquent de compteur Linky. Ces contrats ne peuvent être modifiés unilatéralement. Attention donc si l’on vous propose de signer un nouveau contrat « mis à jour » : cette mise à jour concernera probablement Linky ! Ne signez rien, gardez vos contrats en cours

ATTENTION : HARCÈLEMENT TÉLÉPHONIQUE VOIRE PHYSIQUE

Pour tenter de faire craquer les citoyens lucides et courageux qui refusent les compteurs Linky, les installateurs s’autorisent souvent à les harceler par téléphone : jusqu’à 30 appels par jour !
Si cela vous arrive, notez soigneusement les jours, heures et minutes des appels, dites à votre interlocuteur que vous allez porter plainte et, si le harcèlement continue, faites le réellement, au commissariat ou à la gendarmerie, et écrivez au procureur de la République : ces méthodes sont illégales et condamnées par la loi. N’hésitez pas non plus à appeler les médias locaux, mais là aussi à exiger l’intervention de votre maire.

Faites de même si les gens d’Enedis viennent chez vous, se montrent insistants, menaçants, insultants. Filmez (ou faites filmer par un voisin) ces agissements indignes.

CONCLUSION

En évoquant dans ses récents courriers « la mise en place d’une prestation résiduelle de relève à pied, facturée aux consommateurs qui ne seront pas équipés de compteurs évolués de leur fait, une fois leur zone de déploiement saturée, et après plusieurs relances », ENEDIS avoue que les refus sont tellement nombreux qu’il faudra bien s’y adapter de façon permanente.
Continuons à être toujours plus nombreux à refuser les compteurs communicants (Linky, Gazpar et cie), nous n’aurons pas de « prestation » mensuelle à payer ni d’autres mesures de rétorsion, et nous protègerons nos libertés et notre santé.

Source : Refus Linky Gazpar

Un collectif sur Andrésy et Maurecourt

Un collectif Anti Linky s’est crée sur Andrésy / Maurecourt le 14 mars 2018, ayant pour objectif d’empêcher par tous les moyens légaux le déploiement des compteurs Linky sur les territoires d’Andrésy et de Maurecourt.

Il prend le nom de « Collectif Stop Linky Andrésy-Maurecourt ».

Contacts : nolink78@free.fr

Des méthodes de voyous

Les consignes donnés aux installateurs pour l’installation du compteur dans le cas de l’absence du client sont édifiantes !

Comment qualifier autrement ENEDIS « qu’entreprise voyou » ?

Sans compter des dérapages graves qui peuvent se produire !

Jugez plutôt :

  • « Absence de portail ou de muret autour de la propriété : installer le compteur » : ENEDIS donne sciemment comme consigne une violation de propriété !

  • « Simple ouverture d’un portail (non fermé à clé) : remplacer le compteur normalement » : bis repetita !

  • « Porte de portail fermé mais le technicien dispose d’une clé vigik, d’un double des clés ou du digicode : remplacer le compteur normalement » : De mieux en mieux, on apprend que le technicien peut posséder un double des clés!

  • « Cadenas/affiches sur le compteur ou le coffret ou la gaine : casser le cadenas si besoin, remplacer le compteur » : ENEDIS demande aux installateurs des opérations de vandalisme !!!

La cour des comptes très critique sur le Linky

Le rapport de la cour des comptes sur le compteur Linky, rendu le 7 février, est pour le moins très critique, revue de presse :

  • « un dispositif coûteux pour le consommateur mais avantageux pour Enedis »
  • Ils n’ont pas manqué de noter que les 5,7 milliards d’euros nécessaires à l’installation des 39 millions de compteurs jusqu’en 2021 seront répercutés sur les consommateurs. La dépense de 130 euros par appareil sera «assuré[e] par les usagers» dès lors que le compteur leur aura permis de commencer à faire des économies. Ce report sur les factures occasionnera « un différé tarifaire au coût excessif »

  • Des bénéfices insuffisants pour les utilisateurs : « Les gains que les compteurs peuvent apporter au consommateur sont encore insuffisants. Ce sont pourtant eux qui justifient l’importance de l’investissement réalisé. »

  • la Cour reproche au «différé tarifaire» de permettre « une rémunération avantageuse » pour Enedis, au détriment du consommateur. Le taux d’intêret de l’avance aux consommateurs est de 4,6%, alors que Enedis a financé son investissement de façon beaucoup plus avantageuse (sur fonds propres pour une part, et grâce à un prêt intragroupe au taux de 0,77 %, pour l’autre). Selon les magistrats financiers, Enedis s’attribuerait ainsi une marge de 2,8 %, soit environ 500 millions d’euros.

  • En conclusion du rapport : « L’analyse bénéfices-coût au niveau de la distribution ne peut à elle seule justifier économiquement le projet et, en l’état actuel des travaux, le système n’apportera pas les bénéfices annoncés en ce qui concerne la maîtrise de la demande d’énergie »

Propagande mensongère d’ENEDIS aux maires de France

Dans la lettre que Philippe Monloubou, président du directoire d’ERDF (ex ENEDIS) a adressé à tous les maires de France par courrier postal daté du 19 février 2016 et par mail le 17 mars 2016, pour avoir l’approbation des maires pour le déploiement du Linky, figurent beaucoup d’inexactitudes voire d’erreurs pure et simple, ainsi que l’a revelé « Sante Publique Editions » dans ce document

Quelques exemples :

  • Pour illustrer la technologie « fiable et sure » de son joujou, il précise « à titre d’illustration » que « ERDF l’utilise quotidiennement pour envoyer au ballon d’eau chaude le signal heures pleines, heures creuses dans 11 millions de foyers »
    Monsieur Monloubou ignore-t-il donc que les fréquences CPL du Linky sont comprises entre 63 et 74 kilohertz, tandis que la fréquence du signal « heures pleines, heures creuses » est de 175 hertz (ce que pourra vous confirmer n’importe quel électricien) ?

  • Quant à l’affirmation d’ERDF dans certaines réunions publiques, relayée par la presse depuis la montée en puissance de la contestation contre le déploiement du Linky, selon laquelle les données de comptage ne seraient envoyées que « deux fois par jour, entre minuit et six heures du matin », elle est contredite par le Directeur même Linky d’ERDF, Monsieur Bernard Lassus, venu en présenter fièrement les fonctionnalités sur Itélé le 1er décembre 2015, lors du « grand lancement » du Linky.

    commentaire journaliste : « …Un compteur connecté qui permettra de suivre sa consommation sur internet ou en direct sur votre téléviseur…« 

    explications de Bernard Lassus : « …Là vous avez une courbe qui vous permet de visualiser le démarrage ou l’arrêt de certaines installations. Là vous avez un exemple : on a un lave-vaisselle qui tourne, et puis un four qui pour l’instant fonctionne aussi.« 

    Le compteur Linky enregistre donc et renseigne sur les activités des occupants des logements, en temps réel, au travers de leur consommation électrique.
    Et comme il est bien évident que le compteur Linky ne communique pas directement ses données au téléviseur, le simple fait que le directeur Linky d’ERDF se targue de pouvoir visualiser la consommation « en direct sur un téléviseur » signifie que tout le circuit a été suivi par les données de consommation : du Linky au concentrateur situé dans le poste de transformation le plus proche, puis via GPRS au Système d’Information central, qui en retour a mis ces données à disposition de l’utilisateur via une application Internet que l’on peut afficher sur son téléviseur.

    En plus de linky, on aura droit à des émissions passionnantes à la télé ! « chéri, tu as vu ce qu’il y a ce soir à la télé ? la consommation en temps réel du lave linge ! génial !

    Plus sérieusement, et contrairement à ce qu’ENEDIS affirme, le compteur Linky permettra d’identifier précisément le type et le modèle des équipements électriques, chaque appareil électrique génère une modification transitoire du courant et de la tension qui constitue une « signature personnalisée » (phénomène que cette thèse analyse pour démontrer son usage dans le cadre des réseaux ‘intelligents’.)

    L’affirmation de Philippe Monloubou, dans sa lettre aux maires, « Linky ne connaît pas le détail de la consommation de chaque appareil (et donc les usages de la maison) » est fausse : on est en droit de se demander si on a affaire à de l’incompétence ou à un mensonge, ou un peu des deux.
    On voit bien là que la transmission des données à des tiers extérieurs est l’objectif premier du système Linky, ENEDIS n’aurait pas investi 8 milliards d’euros pour que nous puissions regarder sur nos téléviseurs la consommation de nos appareils électriques, si passionnante soit-elle !

  • Dans le document de propagande de ENEDIS aux maires, on peut lire page 2 que la transmission ne dure que : « quelques secondes »
    Quelques secondes toutes les dix minutes, 35 millions de fois, si le projet Linky est mené à son terme, cela génèrera un brouillage électromagnétique permanent que bien peu d’appareils électriques seront en mesure de supporter, notamment dans les zones denses !

  • Toujours dans cette propagande, Philippe Monloubou affirme « Le compteur linky n’utilise pas la communication radio pour communiquer. (…) Le compteur Linky n’envoie pas de signal dans l’air. (…) (c’est pourquoi il n’intègre pas d’antenne). »
    Il est étonnant de constater que le président d’ENEDIS ignore que sans les concentrateurs installés dans les transformateurs d’EDF, les compteurs Linky ne pourraient transmettre aucune donnée ? Et que ces concentrateurs, eux, transmettent les données collectées grâce des antennes GPRS installées sur les postes de transformation, lesquelles communiquent à travers les airs leurs données par « radiofréquences » ou plus exactement par micro-ondes, exactement comme les antennes-relais du réseau de téléphonie mobile.
    Et accessoirement, la gamme des fréquences CPL du Linky (63-74 kilohertz) appartient bien à la dénomination « radiofréquences »

  • Du caractère « potentiellement cancérogène » de ces « émissions radio » :
    Monsieur Philippe Monloubou a apparemment un problème avec la langue anglaise : ces ondes sont classées dans la catégorie 2B « potentiellement cancérigènes » – et non comme il l’écrit p. 3 « pouvant être cancérigènes »
    On apprend avec Monsieur Philippe Monloubou, que ces ondes ne sont pas plus dangereuses que le « café et les légumes marinés » qui figurent également dans cette catégorie 2B
    Avec cette petite différence qu’il oublie, que personne ne mange des légumes marinés tous les jours au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner, alors que le Linky va nous faire « manger » des radiofréquences été comme hiver, à longueur de journée et de nuit

  • Atteinte à la vie privée